Nous ne baisserons pas le drapeau rouge, monsieur Sarkozy!

Publié le par frontdegauche

Partout dans le Monde, les travailleurs ont marché pour célébrer leur fête, à l'image de ces 20 000 tunisiens demandant "l'emploi, la liberté, la dignité".

 

4000 personnes ont défilé dans les rues de Lille ce mardi à l'occasion du 1er mai. A travers les quelques 300 cortèges en France, nous étions 750 000 à donner de la voix contre les politiques de rigueur imposées dans toute l'Europe.

 

degage.jpgL'affluence aux défilés  témoigne d'abord dans cette période d'austérité de l'adéquation entre les revendications syndicales et les aspirations profondes des salariés - on trouve d'ailleurs parmi elles bon nombre de mesures figurant dans le programme du front de gauche, porté par Jean Luc Mélenchon aux élections présidentielles, et que nous défendrons aux législatives de juin: smic à 1700€, retraite à 60 ans à taux plein, égalité salariale hommes-femmes, interdiction des licenciements boursiers, nouveaux droits des salariés sur la gestion des entreprises... Autant d'exigences qui devront être rappelées au lendemain de la présidentielle.

 

Si les manifestations étaient d'abord celles des syndicats, elles ont aussi eu un enjeu politique évident. On l'a bien vu dans le défilé lillois, où le cortège du front de Gauche était le plus fourni parmi les forces politiques présentes: les travailleurs ont retrouvé un camp.

 

A sa manière, Nicolas Sarkozy a contribué à grossir les rangs de nos manifestations. Beaucoup de citoyens qui n'en sont pas des habitués s'y sont joints cette année. Un objectif, faire face aux provocations du candidat de la droite et à ses tentatives de division des salariés. Dans toutes les têtes, la détermination à mettre fin à son règne de monarque de la finance et à sa politique.

 

Après avoir défendu le "vrai travail", celui de ceux qui ne revendiquent rien et qui acceptent sans mot dire tous les reculs sociaux, après avoir vomi les 35h, le code du travail et la retraite à 60 ans, le président des riches a exorté lors de son discours devant ses supporters à Paris à "poser les drapeaux rouges".

 

Non monsieur Sarkozy, nous ne vous laisserons pas voler le 1er mai. Pas plus que nous ne laisserons insulter les syndicats, ou que nous ne laisserons effacer le rouge du drapeau tricolore. Et puisque nous ne sommes pas rancuniers, nous allons vous aider à partir en retraite. Avant 60 ans.

 

 

Joseph Demeulemeester

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Publié dans La campagne

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